vendredi 11 mars 2022

The story behind the poem "The Law of Silence"

 

    I stayed for a few weeks in a neighborhood other than mine. There, I was alarmed by the way a mother treated her daughter, whom I would call Arie here. She beat her regularly, especially around 4 a.m., when the two got up to cook rice for the mother to sell at the market. As soon as she got home from school, Arie took care of household chores until late in the evening. I often passed her in the yard and was struck by her sad, lifeless face. She turned her head away when I smiled at her or tried to strike up a conversation. I wondered if and how I could intervene. 

We are in a context where spanking is practically part of the education of children in most families, without it being a problem. However, it can happen that the neighbors intervene to calm the situation, when there is exaggeration. But in this case, no one intervened. Was there really abuse or was I just hypersensitive? When a child can no longer smile or play, there is certainly abuse somewhere. I thought of plugging my ears each time and waiting for it to pass. But the more I was woken up at 4 a.m. by the sounds of whipping and muffled crying, the more I felt like the Lord was asking me to do something.

L’histoire derrière le poème « La loi du silence »



    J’ai séjourné pendant quelques semaines dans un autre voisinage que le mien. Là-bas, j’ai été alarmée par la façon dont une mère traitait sa fille, que j’appellerais ici Arie. Elle la battait régulièrement, surtout à 4h du matin, heure à laquelle les deux se levaient pour préparer le riz que la mère allait vendre au marché. Dès qu’elle rentrait de l’école, Arie s’occupait des tâches ménagères jusque tard dans la soirée. Je la croisais souvent dans la cour et j’étais frappée par son visage triste et inanimé. Elle détournait la tête quand je lui souriais ou j’essayais d’engager la conversation. Je me suis demandée si et comment je pouvais intervenir. 

Nous sommes dans un contexte où la fessée fait pratiquement partie de l’éducation des enfants sans que cela soit un problème. Toutefois, il peut arriver que les voisins interviennent pour calmer la situation, quand il y a exagération. Mais dans ce cas, personne n’intervenait. Y avait-il vraiment abus ou étais-je juste hypersensible ? Quand un enfant ne sait plus sourire ni jouer, il y a certainement abus quelque part. J’ai pensé à me boucher les oreilles chaque fois et attendre que ça passe. Mais plus j’étais réveillée à 4h par les bruits de coups et de pleurs étouffés, plus j’avais l’impression que le Seigneur me demandait de faire quelque chose.

dimanche 6 mars 2022

The law of silence

Who will speak for the child

Awakened before dawn

Who bears the burden of all the drudgeries 

And the responsibility of all the failures.

The child on whom fall at the drop of a hat 

Whipping, insults and threats 

And who is even forbidden to cry aloud.


Who will speak for the student

Quarantined, humiliated, labeled 

With nicknames, slogans, jokes

Pranks that only amuse their authors

All because of the things she didn't choose

Her name, her parents, her ethnicity

Her size, shape and likeness


Who will speak for the foreigner

Oblivious to the impending danger

Unaware of the rules of the game

Played at his expenses

By the salesman who drives up prices

Bystanders who pick his pockets

Policemen who always ask him for more.


Who will be the Good Samaritan

For these innocent people stripped of their rights 

While you and I pass by indifferent or helpless

Choosing to remain silent

Because it's none of our business

It's for someone else to speak out

It's not happening to us 

Not yet.


Ivanova N. Fotso

La loi du silence


Qui parlera pour l’enfant

Qu’on réveille avant l’aurore

Sur qui repose toutes les corvées

Et la responsabilité de tous les ratés.

L’enfant sur qui tombent pour un oui ou pour un non 

Le fouet, les insultes et les menaces

Et à qui on interdit même de pleurer trop fort.


Qui parlera pour l’élève

Qu’on isole, humilie, étiquette

Par des surnoms, des slogans, des blagues

Des farces qui n’amusent que leurs auteurs

Tout cela à cause des choses qu’il n’a pas choisies

À cause de son nom, ses parents, son ethnie

Sa taille, sa forme, sa ressemblance


Qui parlera pour l’étranger

Inconscient du danger imminent,

Ignorant des règles du jeu

Qui se joue à ses dépens

Par le commerçant qui fait monter les prix

Les badauds qui lui font les poches

Le policier qui lui en demande toujours plus.


Qui sera le bon samaritain

Pour ces innocents dépouillés de leurs droits 

Alors que vous et moi passons, indifférents ou impuissants

Choisissant de garder le silence

Parce que ça ne nous regarde pas

Parce que c’est à quelqu’un d’autre de parler

Parce que ce n’est pas à nous que cela arrive

Pas encore. 


Ivanova. N. Fotso

The fable of Kabisa the Dog and Kidogo the Donkey

 ( Personal writing challenge, write a story based on this image) A donkey and a dog belonged to the same master. The donkey, called Kidog...